LA COLERE
Très joyeux Shalom !
Les médias nous parlent quotidiennement des scènes de violence dans les foyers, les bureaux, les écoles, les milieux politiques et religieux.
Bien que ces violences ont pour origine la colère, qui pour moi est un fléau social qu'il faut prendre au sérieux, il est à noter que ce phénomène relève de la nature et du caractère de chaque individu.
La colère se définit comme une réaction violente et agressive, dûe à un profond mécontentement.
La vie sociale est caractérisée par de nombreux conflits qui proviennent le plus souvent des relations conflictuelles qu'existent entre les individus.
La plupart des gens se mettent en colère, à cause d'un profond sentiment d'injustice. Ils expriment par cette manière leur mécontentement face à leur impuissance à bénéficier de leurs droits.
L'agression physique et verbale, est l'origine de la colère chez certaines personnes, mais il est à noter que l'atteinte à la personnalité, la violation des droits et les multiples provocations produisent le plus souvent la colère.
Aussi vrai que les causes de la colère sont nombreuses, les conséquences sont incalculables. Cette colère se manifeste différemment selon le tempérament de l'individu.
Certains sont prompts à se mettre en colère, d'autres sont lents à la colère.
Les actes de violence, les suicides, les assassinats, les divorces, la solitude, la séparation, la haine, sont autant de conséquences de la COLERE.
La colère provoque le plus souvent sur la plupart des personnes la violence, entraînant ainsi des coups et blessures, l'emprisonnement, d'énormes dégâts matériels, les incendies, les accidents, la perte de l'emploi et bien d'autres traumatismes que nous ne pouvons pas tous énumérer concernant ce sujet.
La société est tellement méchante et injuste, qu'elle pousse même les personnes les plus calmes à se révolter et à se mettre en colère.
Quelques individus sont réputés dans l'art de mettre les autres en colère dans les foyers, les lieux de service, les bureaux, les écoles ; ce qui pour eux constitue un plaisir et un exploit de voir l'autre dans un état de colère.
Certains conjoints ou conjointes aiment avoir leur partenaire en colère, afin d'assoupir leur sentiment de vengeance et de supériorité.
S'il est vrai que la colère produit la violence chez certaines personnes, d'autres par contre manifestent leur colère par la rancune, la médisance, la solitude, le repli sur soi, le stress, l'anxiété ou le remord.
Avons-nous le droit de mettre l'autre en colère ?
La colère étant une réaction naturelle face à une injustice qu'on a subi, nous pouvons affirmer que nous disposons d'aucun droit quand à la manipulation des sentiments de l'autre.
Nous devons nous respecter les uns les autres, et apprendre à faire à autrui ce que nous aimerions que l'on nous fasse.
La colère étant une réaction naturelle, comme nous l'avons vu plus haut, nous ne pouvons pas la qualifier d'être un péché.
Cependant, c'est ce que nous faisons de la colère qui peut etre qualifié de péché.
L'Apôtre Paul disait dans l'Epitre aux Ephesiens au chapitre 4, verset 26 :
"Si vous vous mettez en colère, ne péchez point, que le soleil ne se couche pas sur votre colère."
Nous ne pouvons pas reprocher à quelqu'un de s'être mis en colère, car l'Eternel notre Créateur a été le plus souvent en colère contre Ses créatures, Son peuple, face à l'endurcissement de leur coeur à lui obéir ; mais n'oublions pas que cette colère avait pour but de les éduquer, et ne découlait pas du fruit de la méchanceté, comme c'est le cas aujourd'hui.
Souvenons-nous de Jésus le Messie, lorsqu'Il se mit en colère et chassa tous les marchands du Temple.
Ceci n'est pas pour vous inciter à la colère, mais pour nous faire remarquer que dans l'exercice de nos responsabilités, nous avons besoin le plus souvent de nous mettre en colère pour que certaines personnes comprennent mieux l'attachement et l'importance que nous donnons à notre travail.
Le plus souvent des personnes ou des associations se sont mises en colère face à l'impuissance qu'ils avaient devant eux à résoudre un problème d'injustice social et la conséquence fut en leur faveur.
Apprenons à respecter les droits de chacun et n'attendons pas de voir l'autre se révolter pour lui accorder ce qui est de droit.
Le but que je me suis assigné, en écrivant ces lignes, est d'attirer notre attention sur les conséquences de la colère.
Nous n'avons pas le droit de mettre l'autre en colère, au risque de nous trouver nous-même dans cet état colérique, car la personne qui nous met en colère, trouvera les moyens pour se défendre.
Nous devons par contre, développer en nous, la MAITRISE DE SOI,
LE RESPECT DE NOTRE PROCHAIN,
et lorsque nous sommes empreints à nous mettre en colère, il est préférable de se retirer que de commettre l'irréparable.
Ne prenons pas l'habitude de chercher toujours à avoir raison, mais acceptons le tort même si nous pensons être dans la justice.
Parlons peu, et choisissons de nous taire même quand l'autre nous oblige à parler, car c'est de nos paroles, le plus souvent, que découlent la colère et ses conséquences.
Mon souhait en ce jour, est que l'Eternel nous aide à acquérir la maîtrise de soi, à contrôler notre colère et à répondre à chacun avec douceur.
L'Apôtre Paul nous donne ce conseil dans l'Epitre aux Colossiens, chapitre 4 v. 6 :
"Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun."
Puisse l'Eternel sanctifier nos paroles, nos actes et nos pensées à la stature de notre Seigneur Jésus le Messie d'Israël.
Cher ami, autant que tu peux : FUIS LA COLERE comme le sida, et évite de mettre l'autre en colère.
©Phildesion
